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9 novembre, 2006

la politique de la terrre brûlée :l’année de tous les dangers!

Classé dans : politique — faraone @ 10:59

 la politique de la terrre brûlée :l'année de tous les dangers! dans politique  dans politique guatemalapop GUATEMALA : EXECUTIONS EXTRAJUDICIAIRES MASSIVES COMMISES DANS LES ZONES RURALES SOUS LE GOUVERNEMENT DU GENERAL EFRAIN RIOS MONTT (1982-1983) 

 montt LE GENERAL EFRAIN RIOS MONTT

MARS 24 mars Les villages de Sacatalji, Crumax, San Isidro et Samuc de Cobán, département d’Alta Verapaz auraient été réduits en cendres. On ignore le nombre exact des victimes

 24-27 mars Les villages de Las Pacayas, Cistram (ou Cisirau), El Rancho Quixal et Chiyuc, municipalité de San Cristobal Verapaz ont été bombardés. Bilan : 100 morts.

26 mars Neuf familles entières de campesinos, soit 54 personnes, ont été tuées, et trois campesinos enlevés par des soldats en civil qui ont pénétré dans le village de Pacoj, département de Chimaltenango.

 31 mars 15 campesinos ont été abattus et quatre sont morts dans les flammes, au village d’Estancia de
la Virgen, municipalité de San Martin Jilotepeque, département de Chimaltenango. Des hommes fortement armés les avaient fait sortir de leurs domiciles. La plupart des cases du village ont été réduites en cendres. D’après les campesinos, ces meurtres sont l’oeuvre de l’armée.

30 mars-3 avril 55 personnes ont été tuées dans le village de Chinique, département d’El Quiché. Selon les autorités, ce massacre était le résultat d’un affrontement entre des guérilleros et une patrouille de défense civile.

AVRIL 2 avril Environ 250 soldats et paramilitaires ont pénétré dans le village d’El Adelanto, municipalité de Concepcion, département de Solola, ont enlevé 10 femmes puis les ont tuées. Ils ont ensuite mis le feu à leurs maisons.

le (ou vers le ) 2 avril Des hommes armés sont entrés dans le village de Ximbaxuc, Chinique, Quiché et ont dévalisé, brûlé vifs et tué 40 campesinos. Parmi ces victimes, des hommes, des femmes, des personnes âgées et des enfants.

le (ou vers le) 3 avril 13 campesinos ont été abattus dans le village de Nicabaj, Rabinal, département de Baje Verapaz. Il s’agit de : Francisco Sis Osorio (16 ans) Félix Jeronimo Tecu (60 ans) Rosalio Jeronimo Tista (32 ans) Paulo Pangay (30 ans) Bernabé Garcia (70 ans) Mario Valey (17 ans) Miguel A. Valey (14 ans) Juliana Osorio (52 ans) Fulgencia de Paz (31 ans) Julian Mendoza (50 ans) Silvestre Tecu (57 ans) Julian Jeronimo (58 ans) Arturo Jeronimo

3-5 avril 29 paysans ont été brulés vifs à leur domicile dans les villages de Chocorales et de Semeja I, municipalité de Santa Cruz del quiché, département d’El Quiché.

 5 avril Une centaine de personnes ont été tuées dans le village de Mangal, et d’autres à Chel, Jua et Amachel dans le nord du Quiché. Dans l’un des villages, les soldats auraient forcé toute la population à se rassembler dans le tribunal, auraient violé les femmes, décapité les hommes et tué les enfants en les projetant contre des rochers dans la rivière voisine. 35 autres personnes ont été tuées le même jour dans la finca Covadonga, municipalité de Chajul, département de Chimaltenango. Les campesinos ont désigné l’armée comme responsable de ces atrocités.

6 avril Dans le village de Palama, San José Poaquil, département de Chimaltenango, des soldats ont tué une femme âgée de 100 ans.

 7 avril Des soldats ont tué au moins trois femmes après avoir attaqué le hameau de Chirrenquiché, Coban, Alta Verapaz. Le lendemain, les soldats sont revenus dans le hameau et ont abattu à la mitrailleuse une famille toute entière, dont un bébé d’un an (voir témoignage d’un survivant de cette attaque – Annexe II).

12 avril Dans le village de Santa Rosa, Chubuyub, El Quiché, 12 personnes ont été massacrées.

14 avril 13 personnes ont été tuées dans la nuit dans les villages de Tziquinay et San Martin Jilotepeque, département de Chimaltenango.

15 avril Des soldats sont revenus au village d’El Adelanto, Concepción et ont tué avec des armes automatiques ou des machettes 30 autres personnes du village dont 15 femmes et 9 enfants qui avaient entre 6 mois et un an.

15 avril Des groupes de campesinos accusent l’armée d’avoir attaqué le village de Semeja I, Chichicastenango; selon eux, 20 villageois ont été attachés à des poteaux de leurs cases et brûlés vifs. Le même jour dans le village de Chocorrales, Santa Cruz, Quiché, une patrouille a décapité neuf paysans, dont une fillette de neuf ans, pendant que sa famille était en prière. On connait les noms de six d’entre eux : Isaias Vicente Pérez Vicente Pérez Abelino Marroquin Xiquim Victor Tzoy Tiu Mateo Tun Juan Chio Itzay

15 avril Des campesinos ont été tués dans le village d’Agua Caliente, municipalité de San José Poaquil, département de Chimaltenango. D’après un rapport de l’armée, les campesinos ont été tués par des guérilléros qui sont allés de maison en maison demandant de la nourriture et des vêtements; ils auraient harcelé certaines des femmes, sur quoi les campesinos ont tué 2 guérilléros, qui ont alors riposté, tuant les campesinos (14 tués selon l’armée, 23 selon d’autres sources).

 16 avril Dans le village de Covadonga, Barillas, Huehuetenango, 35 personnes ont été massacrées.

 17 avril 14 campesinos tués et leurs maisons incendiées à San José, Poaquil, Chimaltenango.

 le (ou vers le) 17 avril Un nombre inconnu de campesinos ont été tués à Agua Escondida, Chichicastenango, Quiché, et leurs maisons incendiées.

 17-22 avril 67 paysans tués dans les villages de Xasic, Choacama, Chitatul, Tabil et Cahjpal, dans le département d’El Quiché.

20 avril 20 personnes tuées dans le village de Pojujel, municipalité de Concepcion, département de Solola.

21 avril 11 campesinos ont été tués par des hommes portant des cagoules qui ont attaqué le village d’Agua Caliente, Comalapa, Chimaltenango. Ils ont forcé leurs victimes à sortir de chez eux avant de les tuer.

22 avril Toute une famille, dont deux enfants de quatre et six ans, a été tuée dans le village de San Nicolas, municipalité de Chiantla dans le département de Huehuetenango.

le (ou vers le) 22 avril Trente hommes armés sont entrés dans le village de Macanché, Flores, département de Petén, ont forcé les habitants à sortir de leur domicile avant de les tuer. Les campesinos tués sont : Natalio Alonso Castaneda (80 ans) Vilma Posadas Alonso (22 ans) Gonzalo Posadas Alonso (12 ans) Elias Posadas Alonso (7 ans) Julio A. Rodriguez Lopez (40 ans) Macedonia Solis (40 ans) César Augusto Solis (23 ans) Adela Solis (14 ans) Antonio Solis (9 ans) Elena Solis (6 ans) Olivia Solis (12 ans) Marco Tulio Solis (3 ans) Mario Posadas (24 ans) Demetrio Ortega (48 ans) Gilbert Posadas Alonso (24 ans)

25 avril Dans le village de Varituc, municipalité de San Martin Jilotepeque, département de Chimaltenango, 13 paysans ont été tués.

 le (ou vers le) 25 avril 12 campesinos sont morts lors d’un attentat à la bombe contre un camion qui les emmenait à Canton Namaj, Santa Rosa Chujubuj, Quiché. Voici les noms de huit de ces campesinos : Gonzalo Quinones Sical (45 ans) Floridalma Quinones (56 ans) Odeteh Quintana (16 ans) Blanca de Leon (22 ans) Mercedes Reyes Celedonia Urizar Santos Urizar Victor Urizar

26 avril L’armée a été déclarée responsable de meurtres commis dans le hameau de Chitnij, municipalité de San Cristobal Verapaz, département d’Alta Verapaz (voir 6 juin) 20 personnes ont été brûlées vives dans leur maison, dans le village de Chipiacul (ou Chipun), Patzun, Chimaltenango. Les survivants ont déclaré l’armée responsable. Voici les noms des personnes tuées : Bernardino Xínico Saquec (47 ans) Ventura Xínico (35 ans) Balbino Chuc Ajú (23 ans) Francisco Ajú (16 ans) Carlos Enrique Ajú (25 ans) Francisco Chonay Basibal (43 ans) Ricardo Ajú Sicajaú (50 ans) Alberto Ajú Sicajaú (37 ans) Pedro Marcelino Yaquí Mos (44 ans) Daniel Yaquí (23 ans) Alberto Yocón Chuc (18 ans) Sabino Ajú Sipac (45 ans) Teodoro Xínico (27 ans) Nicolás Baján (26 ans) Martin Xínico (27 ans) Nicolás Chonay (74 ans) Adrian Yaqui (44 ans) Merlinda Xínico (17 ans) Olivio Jochola (19 ans) Basilio Ajcalón (18 ans)

 26-27 avril 32 campesinos ont été tués dans diverses communautés des départements d’El Quiché et de Chimaltenango. Pendant la seconde moitié du mois d’avril, 27 personnes ont été étranglées dans les villages d’Estancia de
la Virgin, Tioxia, Chuatalun et Chicocon, municipalité de San Martin Jilotepeque, département de Chimaltenango.

MAI 2 mai Plusieurs familles tuées dans le village de Chjocon.

 3 mai 15 paysans tués à Parramos, Chimaltenango, apparemment par l’armée. Mais, d’après l’armée, les paysans ont été tués lors d’affrontements entre l’armée et des guérilleros. On estime à 500 le nombre de personnes tuées ces deux derniers mois dans les villages de Parraxtut, El Pajarito et Pichiquil. Certains de ces villages sont totalement déserts, les survivants ayant fui la région.

le (ou vers le) 7 mai Une famille de quatre personnes a été tuée à l’arme automatique et à la machette au village de San Pedro Jocopilas, Quiché. Des hommes non identifiés ont enfoncé la porte à coups de pied pendant que la famille dormait, les ont tous tirés de leur lit avant de les abattre. Les victimes ont été identifiées. Il s’agit de : Juana de Alecio Santiago Alecio Arnoldo Alecio Candelario Alecio

8 mai 15 paysans ont été brûlés vifs dans le village de Chamaxú, département de Huehuetenango. Il s’agit notamment de : Fidelino Pérez Valdemar Galicia R. Rudy Galicia R. Fidencio Galicia Manuel Galicia Recinos Antonio Galicia Saúl Galicia Byron Hernández Miguel López Emilio Alba Arturo Galicia Mateo Galicia Margarito Galicia Six hommes, 15 femmes et 23 enfants ont été tués dans le village de Saquixa II, Chichicastenango, El Quiché.

 10 mai 20 personnes tuées dans le village de Salacuin, près de Cobán, département d’Alta Verapaz. D’après les autorités ces meurtres seraient l’oeuvre de la guérilla.

 14 mai Gildardo, Angel, Miguel, Antonio et Santiago López Velásquez, ces cinq frères ont été abattus dans le village d’El Granadillo, Colotenango, département de Huehuetenango. C’étaient tous des campesinos. Trois femmes (Dolores Jon, Marcelina Gualín et Matilda Caal) et une fillette de 12 ans, Marcelina Yac Jon, ont été tuées dans le village de Najtilabaj (aussi appelé Tilabán), San Cristóbal Verapaz, département d’Alta Verapaz. Elles ont été tuées à leur domicile, pendant leur sommeil. On a retrouvé les corps de trois femmes et d’un homme tués à coups de machette et portant des traces de torture, à San Ildefonso Ixtahuacán, Huehuetenango.

15 mai Trois hommes ont été abattus dans le village de Covadonga, Santa Cruz Barillas, département de Huehuetenango. 8 campesinos tués à Canton Semeja II, Chichicastenango, Quiché. Il s’agit de : Sebastián Canil Huescas (45 ans) María Huescas (42 ans) Manuel Canil Vargas (25 ans) María Cipriano Chun (23 ans) Sebastián Canil (16 ans) Manuela Canil (9 ans) Miguel Canil (8 ans) Tomás Canil (1 an) Les cinq campesinos dont les noms suivent on été tués à Los Brillantes, Sta. Cruz Mulua, Retalhuleu : Angela Ventura (55 ans) Enrique Morales Ventura (22 ans) Ana Marcos Ventura (16 ans) Francisco Marcos V. (14 ans) Irma Judith Alvarez (18 ans)

17-18 mai Environ 70 personnes (dont des femmes enceintes et des enfants) auraient été tuées à San Juan Cotzal et Saquilá, département de Quiché.

18 mai 25 enfants âgés de quatre mois à quatorze ans, 15 femmes (dont certaines enceintes) et trois hommes tués à Saquilá II, Chichicastenango, département de Quiché, par des hommes qui sont allés d’une maison à l’autre pour procéder au massacre* . 6 hommes tués dans le village de Chillel, juridiction de San Gaspar Chajul, El Quiché. Un cimetière clandestin a été découvert dans le village de Chuatalún, municipalité de San Martín Jilotepeque, Chimaltenango. On y a trouvé 84 corps, hommes, femmes et enfants. Des chiens et des coyotes étaient en train de les dévorer.

19 mai Entre 20 et 30 paysans ont été tués dans le village de Sacualpa, département de Quiché.

le (ou vers le) 19 mai 14 campesinos ont été tués à l’arme automatique et à la machette par des inconnus qui ont attaqué le village de Batzul Chapul, Quiché.

le (ou vers le) 20 mai Des hommes armés ont attaqué et tué plusieurs familles et incendié leur maison à Patzibal, Quiché. Les 16 campesinos sont: Miguel Xen (75 ans) Martina Xen (7mois) Micaela Pansay (48 ans) Sebastián Xen María Pol Pacajoy Sebastián Chicoy (11 ans) Sebastian Calgua Miguel Mejía (3 ans) Micaela Pansay (8 ans) Tomás Canil (10 ans) Micaela Panjoj José Xen (2 ans) Tomasa Mejía (30 ans) Juana Esquilá (45 ans) Juana de Balán (19 ans) Juana Mejía (5 ans)

21 mai 5 corps ont été trouvés à Patzibal, 7 à Matzul et 1 à Pocoil, municipalité de Santo Tomás, Chichicastenango, département de Quiché.

le (ou vers le) 22 mai 3 campesinos ont été tués par des hommes armés et masqués dans le village Najtilabaj San Cristóbal Verapaz, département d’Alta Verapaz. Les noms des victimes sont: Roberto Caal Mis Virgilio Yuc Caal Manuel Coc

24 mai 10 personnes dont 6 enfants ont été tués quand 30 hommes armés ont fait irruption dans une petite usine de cuir près de Santa Cruz del Quiché, département d’El Quiché.

 le (ou vers le) 25 mai Dans le village de Los Cerritos, Chiché, département de Quiché, 5 campesinos dont une fillette de cinq ans sont morts brûlés vifs lorsque des hommes armés les ont attaqués et ont mis le feu à leur maison. Voici les noms des victimes: José Joaquín Morales Julio Morales Tomás Morales Juan Manuel Morales Tomasa Ignacio (5 ans)

 le (ou vers le) 28 mai 4 campesinos ont été tués à Cantón Chocacrúz, Sololá. Leurs corps qui ont été emmenés à la morgue de l’hôpital portaient des impacts de blessures par balle et des traces de torture. Trois d’entre eux ont été identifiés. Il s’agit de: Jesús Lajuj Pedro Morales Inesario Morales

 JUIN 8 juin 9 personnes, dont 3 enfants et 2 personnes âgées, ont été mises à mort par le feu sur la route qui mène à San Pedro Carchà, département d’Alta Verapaz. Une trentaine d’hommes armés circulant en camionnettes ont forcé les victimes à sortir de chez elles, les ont rassemblées, ont jeté de l’essence sur elles et leur ont mis le feu, selon un témoin oculaire.

vers le 5-6 juin Les corps de 10 personnes ont été découverts près de du village de Nahtiliabaj (également mentionné sous la forme Natiliabaj), Alta Verapaz, portant des signes de torture et des blessures par balles. Les autorités et la guérilla s’accusent réciproquement de ce massacre.

6 juin L’armée est à nouveau désignée comme coupable de massacres à Chitnij, municipalité de San Cristóbal Verapaz. Au total, on a signalé 16 femmes et 6 enfants tués dans ce hameau pendant la journée du 26 avril (voir plus haut) et celle du 6 juin.  

7 juin Les corps de 16 campesinos sont découverts en deux endroits dans le nord du Guatemala.

11 juin 15 campesinos, dont 8 femmes et 3 enfants, ont été tués au village de Las Payacas, circonscription de San Cristóbal Verapaz, département d’Alta Verapaz. Les autorités guatémaltèques ont déclaré que la guérilla était responsable de ce massacre. Des informations relatent également que des Indiens, qui parlaient dans leur langue natale à des journalistes étrangers, ont accusé l’armée d’être coupable de ces meurtres, mais le membre du corps de défense civile qui a traduit leurs déclarations en espagnol à l’intention de journalistes étrangers en a donné une traduction diamétralement opposée. Le lendemain, l’armée aurait attaqué un camp de la guérilla dans le secteur, tuant 8 guerilleros.

14 juin Plus de 100 campesinos ont été tués dans le secteur de Nebaj, département de Quiché. Les autorités en accusent la guérilla.

15 juin Un communiqué de l’armée déclare que des membres de « Ejéreito guerrilleros de Los Pobres »(EGP), l’Armée de guérilla des pauvres, ont tué 112 personnes et blessé 43 autres ce jour-là, au village de Chacalté, municipalité de Chajul, El Quiché. D’autres sources en attribuent la responsabilité aux autorités officielles.

17 juin 20 campesinos sont tués au village de San Marcos, département d’Alta Verapaz.

14-23 juin 14 personnes ont été tuées à Chinique, El Quiché, et un nombre non précisé à Morales, Izabal.

 le (ou vers le) 22 juin 11 personnes ont été tuées dans le département de Quiché, dont 3 à Chichicatenango, portant le nom de Lastror Morales et toute la famille « campesina » Pérez Guarcas de Cantón La Vega.

La guérilla et les autorités se rejettent la responsabilité des meurtres.dernière semaine de juin Plus de 80 campesinos ont été tués dans les villages de Las Pacayas, El Rancho et Najtilabaj, municipalité de San Cristóbal Verapaz, département de Alta Verapaz, à ce qu’il semble par l’armée et par des membres des groupes de défense civile. La majorité des victimes étaient des femmes et des enfants. Au village de Pampacché, département d’Alta Verapaz, environ 300 soldats ont trainé tous les hommes hors de chez eux. Quelques jours plus tard, plus de 70 cadavres torturés ont été trouvés près du village de Tactic, département d’Alta Verapaz.

Estimation du nombre de tués  :  2 186  en 3 mois (il faut tenir compte de la possibilité que certains aient été comptés deux fois, comme nous l’avons mentionné plus haut, ainsi que de la probabilité que tous n’ont pas été signalé.)

«  rendons leur hommage ! « 

Yves FARAONE

11 septembre, 2006

Le bourreau et le quetzal !

Classé dans : politique — faraone @ 13:51

 

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lima

 

Dans les années 1960 ,sont apparus dans le sillage des dictateurs sanglants de la république du Guatemala ,des hommes intelligents et froids comme le colonel  » BYRON DISRAEL LIMA ESTRADA  » . Longuement et patiamment entrainé au contre – espionnage par les ETATS -UNIS , à savoir la surveillance de toute opposition ,la torture sous toutes ses formes , et la politique de la terre brûlé sans aucune limite . Cheville ouvrière des différents militaires qui se sont succédés pendant 30 ans, cet hommes a participé à l’enlèvement , la torture et au massacre du peuple guatémaltéque et en particulier  de la communauté MAYA . Laboratoire grandeur nature de la CIA et du NSA , le Guatemala a servi au puissant voisin étasunien de terrain d’expérimentation pour leurs différentes interventions militaires dans le monde, et ce, jusqu’à présent en Irak .

 

 

 

par Yves FARAONE

ceux qui ont plumé le quetzal !(2)

Classé dans : politique — faraone @ 13:20

Voici les dirigeants étasuniens (1963-1993) .

dont la participation zélée aux différents coup d’état , et l’aide efficace apportée aux escadrons de la mort guatémaltèques  est certifiées par des documents déclassifiés de la CIA .  


                Les Présidents des Etats Unis      

 



    

 

36 ème  President  des états unis ( 1963  – 1969)  Lyndon Baines Johnson 

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37ème President  des Etats – Unis  (1969 - 1974)   

Richard Milhous Nixon 

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   38 ème President des Etats – Unis( 1974 - 1977)  Gerald Rudolph Ford 

  

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 39 èmes  President des Etats – Unis ( 1977 - 1981) James Earl Carter, Jr.jc39

   

 

 


    

40 ème President des Etats – Unis

(1981 - 1989)  RONALD REAGAN 

  

 

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41ème  President des Etats – Unis  

 (1989 - 1993) George Herbert Walker Bush  P00565 



    

par YVES FARAONE

 

ceux qui ont plumé le quetzal !(1)

Classé dans : politique — faraone @ 12:26

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Voici les dirigeants de la république du  Guatemala

(1963-1996)

Des articles suivront sur la gestion talentueuse de leur pays .  Bilan  :                 

- 200 000 morts en 30 ans 

-un des pays les plus pauvre du monde

 

 

 

 

Image2239  Colonel  Enrique Peralta Azurdia
(1963 –1966)
 
« S’il est nécessaire de transformer le pays en cimetière pour le pacifier, je n’hésiterai pas à le faire. »

  Le chef de la CIA au Guatemala écrit, en mars 1966, à Langley, le siège de l’Agence : « Les communistes et terroristes suivants ont été secrètement exécutés par les autorités guatémaltèques dans la nuit du 6 mars [suit une liste de noms]. L’exécution de ces personnes ne sera pas annoncée et le gouvernement du Guatemala niera qu’elles aient jamais été arrêtées. »
   En 1962, on entendit parler pour la première fois au Guatemala d’une dévaluation éventuelle du quetzal, monnaie équivalant au dollar des Etats-Unis. Et bien que le gouvernement s’empressa de démentir cette nouvelle, la vérité est que le recours excessif aux crédits internationaux, ainsi que le gaspillage des ressources intérieures, rapprocha le pays si près d’une catastrophe économique qu’il fut nécessaire d’adopter des mesures d’urgence comme la mise en place d’un contrôle des changes et de l’utilisation des devises étrangères dans divers secteurs de l’activité commerciale.
 
 
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Document de base constituant la première partie des rapports des Etats Parties : Guatemala. 05/10/94.
 

416. Pour remédier à cette situation, on dut augmenter les impôts qui pesaient déjà lourdement sur les contribuables guatémaltèques. Le Congrès de la République débattit d’un projet d’impôt sur le revenu, plus général et plus complet que l’impôt sur les bénéfices, qui n’était versé que par les entreprises. Mais malheureusement, d’autres moyens furent utilisés pour améliorer le crédit du pays, notamment en facilitant l’entraînement des forces qui échouèrent dans leur tentative d’envahir Cuba à la baie des Cochons. Cette grave situation politique fut à l’origine du soulèvement armé du 13 novembre 1960 et de l’organisation de groupes qui utilisèrent plus tard des tactiques de guérilla au Guatemala. Des révoltes populaires et des mouvements estudiantins se produisirent également en mars et avril 1962. Cette situation renvoya l’application de mesures fiscales d’urgence à une époque plus propice. 417. La révolte générale de mars et d’avril 1962 obligea notamment le général Ydígoras Fuentes à constituer un cabinet militaire qui dans les plus grandes difficultés réussit à maintenir la situation précaire du gouvernement jusqu’au 31 mars 1963. A cette date le président fut renversé à la suite d’un coup d’Etat sans effusion de sang de l’armée, qui assuma tous les pouvoirs dans le pays, en constituant un conseil de gouvernement, présidé par le ministre de la défense nationale, le colonel Enrique Peralta Azurdia. A la suite du coup d’Etat du 31 mars 1963, l’ordre institutionnel dans le pays fut rompu, la Constitution de la République fut abrogée, le Congrès national fut dissous et la direction des affaires publiques fut assurée d’une manière dictatoriale, par un système de décrets-lois, discutés par un conseil d’Etat et approuvés par le cabinet militaire. 418. Durant une période de trois ans et trois mois, le pays fut gouverné par le régime militaire du colonel Peralta Azurdia, dont l’action reposait sur la charte fondamentale de gouvernement, qui conférait à l’exécutif des pouvoirs discrétionnaires.


            

  

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Lic. Julio César Méndez Montenegro
 (1966 –1970)
Sous le gouvernement de Julio César MENDEZ MONTENEGRO, le mouvement rebelle est pratiquement écrasé.en 1967 le directeur du renseignement au Département d’Etat explique  Dans un rapport: « Au coeur de l’appareil [anticommuniste] secret, il y a l’unité spéciale de l’armée qui enlève, assassine dans la rue, commet des attentats et exécute des communistes réels ou supposés et qui, de temps à autre, agit contre de soi-disant « ennemis du gouvernement » mal définis. » »En 1968, Viron Vaky conseiller à l’ambassade des Etats-Unis au Guatemala. « Nous avons fermé les yeux sur la contre-terreur ; nous l’avons même dans les faits encouragée ou soutenue » ; « Nous avons été si obsédés par la peur de l’insurrection que nous avons écarté tous nos scrupules.Le meurtre, la torture et la mutilation sont « justes » quand c’est notre camp qui les pratique et si les victimes sont communistes.J’ai entendu l’argument suivant de gens de chez nous, textuellement : « Après tout, l’homme n’a-t-il pas toujours été un sauvage depuis le début des temps, alors ne soyons pas trop délicats à propos de la terreur ».


           


 
Image2241GENERAL CARLOS MANUEL ARANA OSORIO(1970 -  1974)
  
Les assassinats politiques ponctuèrent les mandats du général Carlos Araña Osorio, élu président en 1970 .
La CIA en 1971 : « Les forces de l’ordre éliminent en silence beaucoup de terroristes, principalement à l’intérieur du pays. Dans le seul département de San Marcos, 200 ont été tués. »  L’ambassade américaine à Guatemala City : « Notre aide a joué un rôle positif pour permettre à la police guatémaltèque d’assurer sa mission d’une manière professionnelle et légale.  Si nous ne soutenons plus les forces de l’ordre de ce pays, celles-ci pourraient avoir recours à davantage de procédés illégaux. »


             

         Image2242General
Kiell Eugenio Laugerud García
 
(1974-1978)
Les assassinats politiques ponctuèrent les mandats du général Kiell Eugenio Laugerud García (1974-1978) .
 
   Le 4 février 1974, un dépêche du Département d’Etat signala la recrudescence des activités des « escadrons de la mort ».


           

Image2243général Romeo Lucas García
 
(1978-1982).
    
le pays fut victime d’un cyclone dévastateur (1974) et d’un violent tremblement de terre (1976) qui laissèrent un million de Guatémaltèques sans abri. La violence connut alors une augmentation considérable, qui marqua la présidence du général Romeo Lucas García (1978-1982). La guerre civile avait alors déjà fait des dizaines de milliers de victimes.
 
La CIA en 1982 : « Selon les plans militaires, le gouvernement guatémaltèque va commencer à nettoyer la région du Triangle d’Ixil, où se trouve la plus grande concentration de guérilleros. Cette opération risque de conduire à de sérieux abus de la part des forces armées. [...] Il sera peut-être nécessaire de détruire un grand nombre de villages. »« Les commandants des troupes ont reçu l’ordre de raser tous les villages et toutes les villes qui collaborent avec la guérilla et d’éliminer toutes sources de résistance. »
« Quand une patrouille de l’armée rencontre de l’opposition dans une ville, celle-ci est considérée hostile dans son ensemble et est détruite en totalité. »   trois types de délit commis par l’État guatémaltèque : génocide, torture et terrorisme d’État.Cette plainte désigne huit personnes comme principaux responsables des crimes commis dont :
3. le Général Fernando Romeo Lucas Garcia ( Président de la République du Guatemala du 1.07.1978 au 23.03.1982, résident au Venezuela),  4. le Général Angel Aníbal Guevara Rodriguez (Ministre de la défense sous le gouvernement de Lucas García, résident au Guatemala), 5.  Donaldo Alvarez Ruiz (Ministre de l’intérieur sous le gouvernement de Lucas Garcia, résident à Miami, États-Unis) 6. le Colonel Germán Chúpina Barahona (Directeur général de la Police Nationale sous le gouvernement de Lucas Garcia, résident au Guatemala),  7.  Pedro García Arredondo, (chef du commandement 6 de la police nationale sous le gouvernement de Lucas Garcia, résident au Guatemala), 8. le Général Benedicto Lucas García (chef de l’État Major de l’armée sous le gouvernement de son frère Romeo Lucas García, résident au Guatemala).  


             

           

monttEfrain Rios Montt
  
(1982 1983)
En mars 1982, les promoteurs d’un coup d’Etat contre le général Lucas Garcia qui avait succédé à Laugerud le placent à la tête de la Junte militaire. Sa politique de la terre brûlée mène à une répression caractérisée par le massacre de populations indiennes et l’anéantissement de 440 villages indiens, provoquant des milliers de victimes enfouies dans des centaines de fosses communes clandestines.
Rios Montt est à son tour écarté du pouvoir par un coup d’Etat de son ministre de la Défense, Mejia Victores en août 1983.
la CIA relate les consignes du nouveau président guatémaltèque, Rios Montt :
« Vous êtes libres d’appréhender, d’emprisonner, d’interroger, de vous débarrasser des présumés guérilleros comme bon vous semble. »au début des années 1980 environ 70 000 suppliciésUne plainte pénale déposé contre Rios Montt pour génocide en est au stade de l’instruction


               

 Mejia20Victores20Mejia Victores
 
(1983-1986)
 
En 1983, le général Mejia Victores, après un coup d’Etat, devient président du Guatemala, succédant à un autre général putschiste, Rios Montt, qui avait porté la violence institutionnalisée à un sommet inégalé. Le gouvernement de Mejia Victores avait pour objectifs d’en finir avec la guérilla et d’obtenir une aide internationale en échange de la mise en place d’un gouvernement civil.   
   manuel de torture écrit en 1983 par les spécialistes de l’agence de renseignement à l’usage de leurs homologues d’Amérique centrale – Honduras et Guatemala, en particulier :   » La salle d’interrogatoire est un champ de bataille ; là il s’agit de créer pour le sujet des situations déplaisantes ou intolérables . Menacer d’infliger une douleur peut susciter une peur plus grande que l’immédiate sensation de souffrance. En fait, la plupart des gens sous-estiment leur capacité à résister à la douleur . La douleur que l’on inflige à un sujet peut accroître sa volonté de résister. En revanche la douleur qu’il pense s’infliger lui-même a plus de chance de saper ses résistances. Après un certain temps,il va probablement épuiser sa force interne de motivation . Si une forte peur peut faire craquer le sujet, une panique prolongée peut plonger celui-ci dans une apathie défensive dont il sera difficile de le sortir . Le moment idéal pour l’arrestation , ce sont les premières heures du matin. C’est là que l’on peut créer le choc psychologique et le sentiment d’insécurité les plus violents .les cellules des prisonniers doivent avoir des portes en métal, car le fait de fermer une porte lourde derrière le sujet donne à celui-ci le sentiment d’être coupé du reste du monde. » 


           

    Image2245Lic. Marco Vinicio Cerezo Arévalo
 
 (1986 – 1990)
Début 1986, l’élection du démocrate-chrétien, Vinicio Cerezo réveille les espoirs de la société civile. La déception sera grande, l’armée conserve le pouvoir et maintient la militarisation du pays. Quant au gouvernement « civil », il excelle en corruption.
 

 


               

Image2246Ingeniero Jorge Serrano Elías
 
(1991 – 1993)
 
Les élections présidentielles de 1990-1991 portent à la présidence le candidat du Mouvement d’action social, Jorge Serrano, un évangéliste proche de Rios Montt. Certains parlent de crise de légitimité, car Serrano n’est élu que par 30 % des citoyens inscrits et après des alliances douteuses entre différents partis qui sont loin de représenter les populations guatémaltèques. En mai 1993, la crise s’amplifie avec d’importants mouvements sociaux, des désaccords au sein de l’armée mais aussi entre l’exécutif et le législatif, ce qui conduit Serrano à provoquer un coup d’Etat. Les pressions internationales, la rapide mobilisation de l’opinion publique et des organisations populaires mènent à la sortie de la crise.


              

Image2247Lic. Ramiro de León Carpio
 
 ( 1993 –1996)
 L’ancien procureur des droits de l’homme De Leon Carpio est élu président du Guatemala par le Congrès. Rapidement celui-ci est confronté aux mêmes problèmes que ses prédécesseurs : pouvoir des militaires, violations des droits de l’homme et corruption

 

 

YVES FARAONE  yves.JPG       

       

          

              

                    

                             

         

le condor et le quetzal

Classé dans : politique — faraone @ 9:32

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« S’il est nécessaire de transformer le pays en cimetière pour le pacifier, je n’hésiterai pas à le faire. »Le chef du gouvernement guatémaltèque, le colonel Peralta . fin 1965  

Voici le programme politique qui va entraîner le Guatemala dans 30 années d’atrocité planifiée .Fin 1965 , la machine infernale ,va se mettre en route avec l’aide de la CIA , pour mâter une Rébellion dont on va gonfler l’importance . L‘armée quadrille Guatemala city , le filet se refermera assez rapidement sur les principaux opposants de la gauche classique , et sur le peuple guatémaltèque .

Pour bien comprendre cette situation, il faut remonter à l’année 1954, date à laquelle une réforme agraire est étouffée par un coup d’état dont les états unis expérimentaient pour la première fois l’efficacité . En novembre 1950 Jacobo Arbenz est élu à la présidence et lance un programme de partage des terres , qui va lentement mais sûrement inquiéter la classe dirigeante ,propriétaire terrienne , et la puissante united fruit company noyautée par la central Intelligence agency .

par yves FARAONE yves.JPG

 

4 septembre, 2006

on a tué le quetzal !

Classé dans : politique — faraone @ 16:26

on a tué le quetzal ! dans politique furious dans politiquefurious

   

« Les escadrons officiels sont coupables d’atrocités. Les interrogatoires sont brutaux, la torture est employée et les corps sont mutilés« , écrivit Vaky. « Dans les esprits de nombreux Latino-américains, et, malheureusement, particulièrement parmi la population jeune, sensible et volubile, on nous reproche de couvrir ces méthodes, quand ce n’est pas de les encourager. Alors notre image est en train de ternir et notre crédibilité faiblir lorsque nous affirmons que nous voulons un monde meilleur et plus juste. »

chef adjoint de mission de l’ambassade, Viron Vaky , 29 mars 1968

 

Du milieu des années 60 aux années 90 , l’armée avec l’aide logistique des états unis , a exterminée le peuple guatémaltèque sans aucune raison , si ce n’est une pseudo lutte anti-insurrectionnelle .
200 000 individus , femmes, enfants ,hommes , ont été purement et simplement sacrifiés sur l’autel de l’anti-communisme et surtout du profit des propriétaires terriens et de  » l’united fruit company  » .Soit , si on se réfère à la population française , 1,2 millions de personnes , ce qui n’est quant même pas un simple accident de l’Histoire , mais une politique planifiée de terre brûlée.
L’histoire commence dans la nuit du 6 mars 1966 , par l’exécution de plusieurs « communistes et terroristes  » pour s’achever , le 10 mars 1999, par les excuses du président Clinton ,pour le soutien accordé par les états unis aux régimes d’extrème droite au Guatemala .
Aujourd’hui , que sont devenus les tortionnaires d’hier avec les exécuteurs des basses oeuvres?
Aujourd’hui , souvenons nous des 200 000 morts et disparus , sans oublier la situation politique et économique actuelle ,consternante et dramatique , laissée derrière eux par les généraux ,l’oligarchie du pays et les différents dirigeants du puissant voisin étasunien 
D’autres articles suivront , relatant l’histoire du Guatemala des années 1960 aux années 1990 , ainsi que la situation actuelle .
   

par yves FARAONE
 

 

 

 

 

  

 

 

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